Se mettre en « pause », prendre un temps pour soi et se ressourcer

La nature, les animaux savent si bien le faire quand il est temps… se mettre « en pause », se protéger pour mieux renaître chaque printemps. L’être humain lui court après le temps, toujours hyperconnecté, hyper-sollicité, à la recherche de la performance et ne sachant plus prendre le temps de s’écouter et de se reconnecter à soi.

Par ces temps de pandémie, rares sont les petits moments de détente que l’on peut s’octroyer. En effet, difficile de se faire un resto, de sortir boire un verre, d’aller au fitness, au ciné, au théâtre ou encore aller barboter dans une piscine et s’offrir un massage. Mais malgré cela, la vie continue, il faut gérer le travail, les enfants, les devoirs, les chamailleries, les difficultés diverses qu’une famille peut rencontrer.

Pourtant, le besoin de mettre sur pause est réel. Nous avons besoin de pouvoir nous déconnecter et de ne penser qu’à nous. Le risque étant, si on ne s’écoute pas que notre corps et notre esprit nous lâchent.

C’est ce qui m’est arrivé il y a quelques années, eh oui je le dis, j’ai fait un burn-out. Pas n’importe quel burn-out, un burn-out parental. Un malaise qui s’immisce sournoisement dans votre vie, doucement mais sûrement jusqu’au moment où le petit grain de sable de trop est venu enrayer le rouage et a fait exploser la machine.

Pourtant je l’avais senti arriver, je criais beaucoup sur mes enfants, je n’étais pas satisfaite de ma vie, j’avais l’impression que tout le monde était tout le temps contre moi, je me dévalorisais et pire je dévalorisais ma famille toute entière.

Mais à quoi bon y prêter attention ? Il fallait continuer, les enfants étaient là, le travail, mon mari, la maison et il fallait faire ce qu’il y avait à faire.

Et pourtant, le jour où la machine à exploser, je n’ai plus été en mesure de faire quoi que ce soit ! Me lever, m’habiller, des gestes simples du quotidien sont devenus trop difficiles à faire et là je n’ai pas eu d’autre choix que de mettre sur « PAUSE ». Pas facile pour une personne comme moi qui aime contrôler sa vie.

Alors j’ai réappris à faire ces gestes simples et surtout j’ai pris du temps pour moi. Ma guérison est passée par différentes étapes qui ont pris plus ou moins de temps : d’abord dormir, dormir beaucoup j’étais épuisée ; ensuite j’ai réappris à profiter des bons petits moments du quotidien, un bisou, un câlin, une discussion, un beau paysage ; puis je me suis remise au sport en m’inscrivant dans un fitness, j’en ai eu besoin pour redevenir une femme et non plus seulement une maman ; ensuite bien plus tard (j’avais déjà repris le travail) je me suis lancée dans des formations de développement personnel. Ces formations m’ont tellement ouvert l’esprit que c’était comme une renaissance.

Aujourd’hui je vais bien mieux, heureusement me direz-vous ça fait plusieurs années, mais je reste attentive aux petits signes qui me disent quand je tire un peu trop sur la corde, je ME le dois. Mon corps me parle, douleur de dos (ou ailleurs), fatigue, irritabilité et j’essaie de l’écouter au mieux. Je m’octroie une pause, pas forcément très longue, quelques minutes juste pour souffler, me recentrer, me ressourcer. Pas facile dans une vie de femme, maman, employée, indépendante, sportive mais j’essaie. Je fais au mieux selon les jours, les possibilités.

Alors si vous vous reconnaissez dans ces quelques lignes, écoutez-vous, prenez quelques minutes pour respirer, vous recentrer, vous reconnecter à vous-même et ainsi je l’espère éviter cette descente au fond du précipice, car la remontée est longue et prend bien plus de temps que quelques heures ou minutes par jour.

Affectueusement,
Julie

P.S : pour aller plus loin, une petite lecture qui m’a beaucoup ouvert les yeux à une époque. Attention, c’est un récit poignant.

  • Mère épuisée de Stéphanie Allenou. Editions LLL Les liens qui libèrent
Se mettre « en pause », prendre un temps pour soi, se ressourcer

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